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Innocence: Ghost in the Shell

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les avis de Cinemasie

8 critiques: 2.88/5

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46 critiques: 3.9/5



Arno Ching-wan 4.25 Bouleversants résidus de ghost
Xavier Chanoine 4 Oshii is back !
Elise 3 Graphiquement très correct
Ghost Dog 2.75 Difficile renouvellement
Ordell Robbie 2.75 Autorité fantôme
drélium 2.75 Tellement pénible.
Marc G. 2.5 "Tant va la cruche à l’eau qu’a la fin elle se brise"
Sonatine 1 Le suicide.
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Bouleversants résidus de ghost

Ancien texte ci-dessous repris, éparse, dans mon dossier consacré à Ghost In The Shell : Innocence. Allez z'y voir.



Implants Optiques, option « smoke city ». Effets secondaires possibles

Gros trip visuel, Innocence flirte avec le steam punk (l’ambiance feutrée, les vieilles voitures, plein de "vieux" trucs) et l’onirisme (la ville étrange, le vaisseau-oiseau délirant...). Même constante, là où Hitchcock choisissait de faire des caméos pour signature, Mamoru Oshii préfère montrer ses signes distinctifs habituels, à savoir son chien et ses mouettes. Gros bémol, l’importance croissante de ces « marques de fabrique » doit certainement grandir en même temps que l’égo du bonhomme, les dégâts se résumant ici à quelques pertes de temps inutiles et préjudiciables par ci par là. Et là, on a beau chercher, le concept du chien; pffffff... (A part peut être un hommage au Mabrouk de Bernard Montiel, sait on jamais).

Boostage Auditif. Import US, option Blues

Les petits bruits ont étés particulièrement soignés. Ils semblent avoir été fabriqués par un fétichiste fan de vieux vinyles et des « scritch-scratch » qui vont avec. Une cigarette qu’on fume, des pas qui résonnent, les craquements d’un manteau de cuir, autant de détails participant à l’ambiance « blues » de cette séquelle. La musique a également subi une étude assez spéciale. Le générique final est une variante chantée et blues (donc) du concerto de Aranjuez. La BO dans son ensemble interpelle: à quelques accords près, le thème principal est semblable au premier GITS : mêmes paroles, mêmes emplacements (début-milieu-fin) pour des situations identiques. Sauf que cette fois elle est plus distante et moins agréable. Un tel choix n’a qu’une seule raison d’être, nous faire croire que ce à quoi nous avons affaire est un duplicata du ghost de l’œuvre précédente. Un film a bel et bien une âme, mais ça nous le savions déjà.

Puce connaissance. -50% sur l’option culture philo

La trame est assez simple. Asimov n’est pas loin, la série Ghost in the Shell : Stand Alone Complex non plus avec la reprise du concept de piratage des yeux et la révélation finale de l’épisode 7 de la première saison. Après, l’ordre des influences... Les nombreuses citations faisant office de dialogue passent très bien, surtout lors de cette discussion hilarante entre Batu et Togusa où on les écoute comparer César à des Yakusas qu’ils vont descendre sur un ton pince sans rire aussi surprenant que bienvenu.

Alternateur Cyberpsycho. Conseillé, recrudescence +15%

Dernier plan : Batu choisi l’irréel, là où vit le major. Il ne conçoit pas sa vie sans elle. Et pour que nous partagions son spleen, Oshii a fait en sorte que le spectateur ne conçoive pas ce film sans elle non plus. Kusanagi est là sans être là, ce qui se passe dans le film également. Comme David Lynch avec ses « Lost Highway » et « Mulholland Drive » par exemple - et dans ce cas la chanson "Follow me" a une résonnance toute particulière - l’objectif premier est d’arriver à ce que le spectateur éprouve un sentiment bien spécifique. Pari réussi, mais le deuil n’en est que plus difficile.



03 décembre 2004
par Arno Ching-wan




Oshii is back !

Comment nous clouer le bec sur plus d' 1h30? Oshii enterre la concurence dans le domaine du visuel (Miyazaki à part), d'une extraordinaire précision et d'une richesse thématique hallucinante. L'animation n'est pas en reste, il n' y a qu'à voir l'animation du basset, du jamais vu! Encore une fois, au nom de GITS se raccroche une intrigue complexe et futuriste sur les relations hommes-robots freinés par un meurtre d'une femme robot. L'enquête est intéressante, toujours soutenue par l'élégance royale de la musique de Kawaï, à mi chemin entre les sonorités du premier opus, surtout au niveau des chansons chantées par des voix féminines du japon traditionnel. Magnifique oeuvre, intelligente et d'une beauté surnaturelle, nous questionant sans cesse sur l'utilité des machines sur Terre, GITS 2 se rapproche du véritable 7ème Art charnel.

Esthétique : 4.75/5 - Un travail de colosse. Réaliste et parfaitement animé. Musique : 3.5/5 - Kawaï est un grand, ses sonorités étranges épatent comme elles déroutent. Interprétation : -/5 Scénario : 3.5/5 - Délicat et exigeant, une plongée dans un univers cyberpunk.



12 février 2006
par Xavier Chanoine




Graphiquement très correct

Attendu depuis bien trop longtemps, ce film avait intérêt à me faire halluciner de tout mon être. C'est presque réussi nonobstant quelques regrets scénaristiques. En effet, cela a beau en mettre plein la vue question animation, il faut admettre que le scénario n'est pas bien différent de celui du 1 ; ça commence par une intro montrant la police dans une intervention servant de base à l'intrigue puis le générique (musique quasi pareil que pour le 1), l'enquète, la pause musicale et l'action finale. On peut noter aussi que c'est plutôt long, souvent assez ennuyeux, à éviter quand on est un peu fatigué (j'ai lutté pour ne pas m'endormir).


Par ailleurs le graphisme est bien au point. Des effets 3D impressionants, les mêmes personnages un peu améliorés et encore plein de choses dont je ne connais pas les noms techniques. Il faut avouer qu'on a de quoi se régaler de ces jolis mets.


Ennui assez dur à supporter malgré l'enquète assez intéressante, mais le film vaut le détour pour son graphisme à couper le souffle. Bon spectacle.



13 décembre 2004
par Elise




Difficile renouvellement

On avait pris l’habitude ces derniers temps de films orientés « citation d’autres films » comme Oldboy ou Kill Bill Volume 1. Oshii, lui, préfère revenir aux bonnes vielles citations de philosophes, quitte à en fourrer partout et à toutes les sauces. Allez, 2 petites pour la route pour bien situer les choses : « pas besoin d’être César pour comprendre César », ou encore « la mort d’un oiseau est plus tragique que celle d’un poisson ; heureux les êtres doués de cordes vocales »… Certes, quelques maximes bien senties peuvent souvent illustrer ou souligner une thématique, mais de là à construire une bonne partie de ses dialogues autour d’elles même en pleine scène d’action, il y a des limites. Outre ce maniérisme un peu agaçant, Innocence joue souvent sur le fil du rasoir entre vraiment somptueux et trop banal, ce qui le rend globalement décevant aux vues du premier épisode et des perspectives qu’il ouvrait, de la complexité anticipatrice qu’il développait, de la profondeur des personnages qu’il maniait.

Innocence est sans conteste superbe graphiquement, on se régale devant l’apparition de la 3D qui offre des scènes ahurissantes de détail et de beauté (notamment celle du défilé sur la rivière) et parvient encore à faire passer des émotions très fortes (par exemple au début, lorsqu’une androïde est prise d’un bref tremblement avant d’exploser). La déception ne vient pas de là, ni d’ailleurs du score principal soulignant l’action à plusieurs reprises, très différent de celui du premier volet lors des premières secondes avant de fusionner avec lui. Non, la déception vient surtout d’un scénario très linéaire qui ne fait qu’exploiter une intrigue policière sans surprise et plutôt lente, parallèlement à une thématique à a beaucoup de mal à se renouveler : lors du passage dans une morgue propice à une réflexion sur l’avenir de l’Homme, on croit par exemple revivre I robot et ses 3 règles d’Asimov dont la dernière empêche théoriquement tout androïde à tuer un être humain. D’êtres humains, il n’y en a d’ailleurs pratiquement pas dans Innocence, indice révélateur de l’état d’esprit pessimiste et fataliste d’Oshii qui se retrouve dans le personnage de Batou, totalement transparent, qui fait cruellement regretter un major Kusanagi charismatique et fascinant.

Si l’animation japonaise, à l'image de Innocence, progresse indéniablement du point de vue technique, elle semble stagner thématiquement.



18 novembre 2004
par Ghost Dog




Autorité fantôme

Au visionnage d'Innocence, il devient vite très clair qu'après un premier volet de Ghost in the Shell ouvrant sur la fin de multiples pistes de réflexion, Oshii souhaitait un second volet plus doctrinaire, donnant un sens unifié à la saga. Au risque de rendre son film par moments aussi passionnant qu'un tract politique...

A l'instar du Godard de l'immédiat post-Pierrot le fou, Oshii veut ainsi appuyer son propos par les citations littéraires que ses personnages débitent à foison. Sauf que ça finit par en devenir agaçant. Tout simplement parce qu'on sent qu'il veut absolument les intégrer à ses thématiques déjà vues dans ses films précédents au mépris de leur sens, de leur portée, de leur contexte culturel. Il y a du désir de se poser en cinéaste visionnaire tout en s'inscrivant dans une certaine histoire littéraire, philosophique. Mais vu que le film ne fait que reprendre des thèmes déjà présents dans les précédents films du cinéaste (la frontière réel/virtuel, homme/machine...) il ne fait que sentir la déjà traité avec la main moins lourde. On est donc loin de son modèle revendiqué qui s'était révélé politiquement visionnaire et chez qui la réutilisation de la citation ne se faisait pas au mépris de ses "contenus". On pourrait alors rejeter en bloc Innocence, le brocarder comme tentative ratée de film d'animation godardien.

Mais le réalisateur de Ghost in the Shell compense les limites scénaristiques de son projet par son sens visuel. Car des défauts de construction, le scénario d'Innocence n'en manque pas: après un démarrage tonitruant, il s'enlise vers le milieu du film dans une enquête policière tout ce qu'il y a de plus banal et ennuyeux dans son déroulement. Et ses coups de théâtre de fin de film le rendent alors embrouillé. Innocence donne pourtant dans ses meilleurs moments son plein sens à l'expression "mise en scène transcendant son scénario", le plus souvent lorsqu'il se tait enfin. Lorsque le film se contente par exemple de nous offrir le spectacle d'une fête de rue. Ou lors de tous les plans aériens de la ville. Les scènes d'action offrent également leur quota de spectacle stylisé et efficace. Et le souffle de mise en scène emporte le morceau sur la fin malgré les défauts scénaristiques déjà mentionnés. Quant au score de Kawai, son usage est parfois à la limite du pompiérisme mais il fonctionne très bien et tire certaines scènes vers le haut. Il y a donc suffisamment de grands moments de cinéma pour rendre le film au final un minimum mémorable. Et surtout cette ambiance unique qui fait le prix du cinéma d'Oshii.

Après Avalon, Oshii a encore sauvé les meubles d'un projet en aller simple vers le catastrophique. Et maintenu son statut de cinéaste pour lequel on a autant envie d'abonder dans le sens de ses défenseurs passionnés que dans celui de ses détracteurs virulents. Donc à suivre...



17 novembre 2004
par Ordell Robbie




Tellement pénible.

Hallucinant Techniquement, c'est vraiment du super boulot à la fois shiny et unique dans sa précision et sa diversité de tous les instants même si un peu trop propre sur lui, la bande sonore est elle aussi travaillée et puissante en 5.1, mais le scénario d'Innocence ainsi que sa trame philosophique sont imbuvables, impropres à consommer, irritants, vainement intellectuels, et finalement sans intérêt et barbants. L'invasion de citations philosophiques, dispensées comme un ordinateur pourrait nous les cracher, dépersonnalise tous les personnages, sclérose toute implication et fait largement traîner l'ensemble. Alors que tout tend vers un climax révélateur qui justifierait ces monologues interminables, la conclusion, coup de massue des plus pénible ne dévoile qu'un remix boursoufflé de l'oeuvre originale. Un véritable gâchis de salive en dépit de ses scènes plus que mordantes dont le passage à répétition, l'infiltration finale et son invasion de poupées qui n'ont malheureusement aucun poids sur les tenants et aboutissants d'une histoire embourbée dans le déjà traité.

22 août 2005
par drélium




Le suicide.

Disons le franchement, Ghost in the Shell 2 faisait vraiment parti des films que l'on attendait le plus cette année avec 2046 de Wong Kar Wai, les deux supposés bombes de Canne ont fait languir pas mal de monde jusqu'à leur sortie et concernant GITS 2, c'est la grosse douche froide.

Je vais essayer d'énumérer tout ce qui m'a dégoûté (et je pèse mes mots) dans ce film :

1 : Un scénario grotesque et totalement inexistant, Mamuro Oshii n'est pas un bon scénariste et ça se sentait déjà avec l'horrible Avalon. L'intrigue ne ressemble à rien et n'a absolument rien "d'incompréhensible" comme ont voulu faire croire les rumeurs, non pas que le film ait été meilleur si ça avait été le cas (ne soyons pas naïf non plus) mais le côté obscur du premier épisode avait le mérite d'intensifier la poésie du film et de permettre plusieurs lectures du film sans jamais tomber dans l'ennuie. Ici on a droit à une sombre histoire de meurtres assez banal ... Mais qu’a t-il fait de son scénariste Ito Kazunori ?

2 : Des Dialogue d'une lourdeur démentielle, des citations en veut-tu en voila, Oshii cite à tour de bras Descartes, Darwin, Confucius, César (ultime celle la ...) et j'en passe des meilleurs. A croire que les personnages de GITS 2 ne parlent qu'en citation et cela de façon téléphonée et lourde (mais alors lourde ...). En réalité ils parlent trop, oui GITS 2 est un film bavard qui raconte le néant.

3 : La 3D qui se révèle être un choix stupide pour ce film, autant dans le premier épisode les effets 3D étaient utilisés de manière subtils, ici ils parasitent le film et détruit totalement le peu de poésie qui aurait pu s'en dégager. La 3D est un cancer pour les films d'animation et GITS 2 en est la preuve flagrante, c'est inutile et n'apporte strictement rien au film si ce n'est l'impression de voir des cinématique de jeux vidéo. Mais pour ça, je préfère de loin les jeux vidéo. Certes quelques éléments en 3D sont bien intégrés puisque discret mais alors le reste, c'est l'étalage et c'est tout simplement un supplice pour les yeux.

4 : La présence du chien de Batou qui se révèle plus énervante que jamais, non pas que l'animal soit antipathique (il est même plutôt sympas le chien ...) mais alors on s'en fou royalement de ce foutu clébard. Il n'apporte rien au film et sa présence aurait pu nous être épargnée. J'ajouterais à cela les nuées de mouettes (fantastique ce gros plan sur la mouette : Regardez comme mon œil est beau, en 3D s'il vous plaît... ). Au Diable.

5 : L'Action et la violence totalement injustifiée du film, Batou avait déjà des problèmes de gâchette facile mais la ça en devient ridicule. Autant la première rencontre avec les Yakusa est assez marrante dans le fond, la scène final fait penser à du Terminator mal foutu et ce n'est pas une plaisanterie, on comprend mieux maintenant le choix d'une affiche aussi laide faisant penser à un mauvais blockbuster d'été. Ca fait grincer les dents ...

Bon je vais m'arrêter la parce qu'on a compris que j'ai déteste le film, je me souviens de l'époque ou j'étais parti découvrir Ghost in the Shell, en sortant de la salle, mes amis et moi étions dans un état de satisfaction totale, on était quasiment envoûté par le film, on avait ce sentiment intense d'avoir vu un grand film. Soyons clair GITS 2 à l'image des androïdes qu'ils présentent, est un film autodestructeur, impardonnable. Heureusement que l’être humain est nostalgique …



02 décembre 2004
par Sonatine


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